Nous avons tendance à parcourir rapidement certains chapitres de la Bible comme Romains 16, car ils semblent n’être qu’une simple liste de noms. Toutes les épîtres de Paul (ainsi que les passages des Actes consacrés à son ministère) mentionnent plus d’une centaine de frères qui le soutenaient à l’époque. Certains sont évoqués en détail, mais la plupart ne sont mentionnés que brièvement. Chaque nom est chargé de sens et représente toute une vie d’histoire.
L’étude de ces noms révèle une leçon primordiale : l’importance capitale de notre soutien, de notre fidélité et de notre travail pour un apôtre. Et ces passages révèlent quelques moyens pratiques par lesquels nous pouvons y contribuer.
« Quel rôle joue le membre local dans la proclamation de l’Évangile au monde entier ? », demanda Herbert W. Armstrong dans Le mystère des siècles. « Cela est fait en premier lieu et directement par l’apôtre. Dans cette seconde moitié du 20e siècle, cela se fait également à la radio, à la télévision et dans la presse écrite ! Au premier siècle, cela se faisait par une proclamation personnelle. Quelle part le membre laïc avait-il alors dans cette proclamation ? Beaucoup ! Sans ce grand corps de membres laïques, l’apôtre ne pourrait rien faire ! [Pierre et Jean] avaient besoin de l’appui, du soutien et de l’encouragement des frères. Ils priaient avec ferveur ! Pierre et Jean avaient grandement besoin de cette loyauté, de ce soutien et des prières des membres laïcs. « Ils formaient tous une équipe ensemble ! »
Les membres de l’Église de Dieu, engendrés par l’Esprit, font tous partie d’une même équipe. En réalité, quiconque soutient l’Œuvre de Dieu contribue grandement au succès de cette équipe !
Dévouement au service
Paul mentionne pourquoi il nomme toutes ces personnes dans Romains 16. Nous découvrons des personnes qui lui ont été d’une grande aide : certaines en travaillant dur, d’autres en risquant leur vie, et d’autres encore en faisant de grands sacrifices.
Aux versets 1 et 2, Paul mentionne la diaconesse Phœbé, « car elle en a donné aide à plusieurs et à moi-même » et à qui Paul confiait la mission de transmettre l’épître aux Romains, (Romain 16 : 1-2).
D’autres femmes fortes et solidaires sont mentionnées dans les congrégations de Paul. Le verset 6 mentionne une « Marie » qui « a pris beaucoup de peine pour vous ». Le verset 12 mentionne Tryphène et Tryphose, deux femmes « qui travaillent pour le Seigneur ». Le mot grec pour travailler signifie travailler jusqu’à l’épuisement. Le verset 12 mentionne également Perside, qui « a beaucoup travaillé » (le même mot grec).
Paul loue Aquilas et Prisca, un couple marié vivant à Rome qui « ont exposé leur tête » pour sauver la vie de Paul. Il a dit : « Ce n’est pas moi seul qui leur rends grâces, ce sont encore toutes les Églises des païens. (verset 4). Le soutien qu’ils ont apporté à l’apôtre de Dieu méritait les remerciements de toutes les congrégations païennes !
Ailleurs, Paul mentionne son frère Épaphrodite : « mon compagnon d’œuvre et de combat, par qui vous m’avez fait parvenir de quoi pourvoir à mes besoins » (Philippiens 2 : 25). Nous découvrons, dans les versets suivants de ce chapitre, que cet homme a littéralement travaillé jusqu’à la maladie pour l’Œuvre de Dieu. Il a failli mourir pour l’Œuvre — une perte qui, selon Paul, aurait ajouté « tristesse sur tristesse » (voir versets 26 à 30).
Le compagnon de Paul, Barnabas, un autre apôtre (Actes 14 : 14) connu pour encourager les autres (Actes 4 : 36), a également été mentionné pour avoir « exposé [sa] vie pour le nom de notre Seigneur Jésus-Christ » (Actes 15 : 26).
Dans nos congrégations, le peuple de Dieu peut œuvrer avec diligence pour soutenir l’apôtre de Dieu.
Dans cette liste de noms figurant dans Romains 16, Paul mentionne l’un de ses fidèles collaborateurs : Timothée (verset 21). Il est qualifié de « compagnon d’œuvre », d’après un mot grec utilisé pour désigner les personnes exerçant des fonctions ministérielles (par exemple, le mot « contribuer » dans 2 Corinthiens 1 : 24), et il est ensuite qualifié d’évangéliste (2 Timothée 4 : 5).
Timothée était connu pour avoir reçu une excellente éducation biblique dès son plus jeune âge. Il a reçu l’enseignement des Écritures de sa mère, Eunice, et de sa grand-mère, Loïs (2 Timothée 1 : 5). Pensez au soutien que ces deux femmes ont apporté à un apôtre avant même de le rencontrer — simplement en formant le jeune Timothée aux Écritures.
Dans quelle mesure pouvez-vous soutenir l’apôtre de Dieu en étudiant assidûment la Bible aujourd’hui ?
Des comptes rendus justes
Timothée est finalement devenu l’un des principaux collaborateurs de Paul. Ils travaillaient ensemble comme un duo père-fils en parfaite harmonie (Philippiens 2 : 22). Paul a envoyé Timothée à Philippes, sachant qu’il n’y avait pas d’autre serviteur aussi « de même sentiment » que lui qui prendrait aussi bien soin des membres de cette communauté (verset 20). En envoyant Timothée, Paul déclara que cela lui permettrait « afin d’être encouragé moi-même en apprenant ce qui vous concerne » (verset 19). Le mot grec traduit par « encouragé » signifie également être de bonne humeur. Le fait que Timothée se rende à Philippes et envoie des nouvelles de l’état de la congrégation encourageait Paul. Plus tard, il a déclaré que ces rapports positifs étaient comme une offrande au parfum agréable (Philippiens 4 : 18).
Ce thème se trouve dans Romains 16. Après avoir nommé tant d’exemples positifs de cette congrégation, le verset 19 déclare : « Pour vous, votre obéissance est connue de tous. Je me réjouis donc à votre sujet […] ». Leur réputation bien méritée d’obéissance a encouragé Paul.
Une déclaration similaire est faite au sujet de Timothée lui-même dans Actes 16 : 1-2, alors qu’il était plus jeune et qu’il n’était assurément pas encore ministre. Timothée était « bien considéré par les frères ». Ce genre de témoignages — même concernant nos jeunes — est d’une aide précieuse pour un ministre.
Avez-vous pensé à l’encouragement que vous pourriez apporter à l’apôtre de Dieu grâce à votre comportement ? Êtes-vous « bien considéré par les frères » ?
En revanche, considérons le seul point apparemment négatif que Paul a dû aborder à Philippes. Il semble qu’il y ait eu une sorte de différend entre deux femmes : Évodie et Syntyche. Il fallait les désigner nommément, et l’apôtre les a exhorté à être « d’un même sentiment dans le Seigneur » (Philippiens 4 : 2).
Puis, dans Philippiens 2, Paul a dit d’« être d’un même sentiment » et « Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ » (versets 2, 5). Paul a déclaré que cette unité d’esprit serait pour lui une source de joie.
Réfléchissez à la manière dont vous vous entendez avec les autres membres de votre congrégation. Les récits de ces relations encourageraient-ils ou décourageraient-ils l’apôtre de Dieu ? Avez-vous déjà réfléchi à la façon dont l’harmonie dans vos amitiés pourrait être un moyen pour vous de soutenir l’apôtre de Dieu ?
Rafraîchi par la repentance
Certaines congrégations n’avaient pas toujours de bons rapports. Pendant son séjour à Éphèse, Paul reçut un message de la maison de Chloé l’avertissant de certaines dissensions à Corinthe (1 Corinthiens 1 : 10-11). Comme nous sommes reconnaissants pour cette dame et sa famille ! Son rapport a incité Paul à rédiger une lettre épique qui couvre un très large éventail de sujets : de la signification des jours saints du printemps à la résurrection, de la compréhension du jugement des anges à une définition approfondie de l’amour divin.
L’un des problèmes était que les frères de cette communauté, séduits par l’éloquence d’Apollos, ne percevaient pas correctement le Corps du Christ dans son unité. Même si Apollos n’a pas encouragé ni approuvé ce qu’ils faisaient (Paul s’est exprimé favorablement à son sujet dans 1 Corinthiens 16 : 12), c’est Paul qui a dû les remettre sur le droit chemin.
Heureusement, les membres ont répondu positivement à l’épître corrective de Paul. Cela a été un formidable encouragement pour l’apôtre de Dieu ! Dans sa deuxième épître à Corinthe, il mentionne que le ministre Tite, que Paul avait envoyé, a été tranquillisé par le peuple (2 Corinthiens 7 : 13), ce qui amena Paul et Tite à se glorifier au nom de cette assemblée (2 Corinthiens 8 : 23-24).
À Colosse, plusieurs noms se distinguent par leur soutien à un apôtre (Colossiens 4 : 7-11). Ils étaient « une consolation pour moi », dit Paul. Le mot grec pour consolation implique un soulagement et une consolation.
L’un d’eux est Onésime, « fidèle et bien-aimé » (verset 9). Nous connaissons cet homme grâce au livre de Philémon. Philémon était, lui aussi, un « bien-aimé […] compagnon d’œuvre » (Philémon 1). Il a apporté à Paul « beaucoup de joie et de consolation » (verset 7).
Au verset 20, Paul demande à Philémon de lui donner du réconfort. Comment ? En pardonnant et en accueillant Onésime — qui avait été un serviteur de Philémon et avait probablement dérobé quelque chose. Onésime s’était enfui à Rome et fut finalement converti par Paul. Onésime était devenu utileà l’Œuvre ; c’est pourquoi Paul a dit : « Accueillez-le, c’est-à-dire mon propre cœur » (versets 10 à 12 ; version New King James).
Dans ce cas, Paul a déclaré que c’était comme s’il envoyait ses émotions les plus profondes : son cœur accompagnait cette lettre à Philémon. Paul le supplia en frère (versets 8-9) de recevoir Onésime, non plus comme un esclave, mais comme un frère converti (versets 15-16).
La repentance d’Onésime a clairement été une source d’encouragement pour Paul, et le pardon de Philémon à Onésime serait également d’un grand soutien.
Des hôtes serviables
Accueillir celui que l’apôtre envoie, c’est comme accueillir l’apôtre lui-même (Philémon 17). Ce principe se retrouve également dans les paroles du Christ : « Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète recevra une récompense de prophète, et celui qui reçoit un juste en qualité de juste recevra une récompense de juste. Et quiconque donnera seulement un verre d’eau froide à l’un de ces petits parce qu’il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense. » (Matthieu 10 : 41-42).
Lorsqu’un ministre visite votre congrégation, il est présent au nom de l’apôtre de Dieu. Souvent, pendant les jours saints, l’apôtre envoie des ministres du quartier général à diverses congrégations de l’Église de Philadelphie de Dieu. La façon dont vous recevez ceux d’entre nous qui exercent le ministère est non seulement un grand réconfort pour nous, mais elle nous incite aussi souvent à envoyer des rapports positifs directement à notre apôtre, Gerald Flurry.
Romains 16 fait l’éloge de ceux qui ont ouvert leurs maisons pour y organiser des services. Les versets 3 à 5 montrent qu’Aquilas et Prisca organisaient des services dans leur maison à Rome. Il s’agissait manifestement d’un couple aisé (Actes 18 : 3). Divers passages des Écritures montrent qu’ils se déplaçaient beaucoup et que, partout où ils vivaient, ils organisaient des services dans leur maison.
Le Nouveau Testament fait l’éloge de ceux qui organisaient des rassemblements de frères chez eux. Marie, la mère de Jean Marc, avait organisé une réunion de la congrégation lorsque Pierre avait été emprisonné (Actes 12 : 11-12). On y lit qu’une jeune fille enthousiaste a joué un rôle important lors de ce rassemblement (versets 13-14).
Dans le même ordre d’idées, nous trouvons un exemple similaire de quelqu’un qui a contribué à alléger les fardeaux de l’apostolat dans Actes 16. Lydie avait insisté pour que Paul et Silas logent chez elle lorsqu’ils prêchaient à Philippes (versets 14-15), mission qui finit par les faire jeter en prison.
L’hospitalité de Lydia soulève un point essentiel concernant le soutien à un apôtre. « [N]ous avons ici le premier exemple de cette hospitalité chrétienne qui était si fortement recommandée et si affectueusement pratiquée dans l’Église apostolique », déclare The Life and Epistles of St. Paul. « La mention fréquente des « hôtes » qui ont offert un abri aux apôtres nous rappelle qu’ils menaient une vie de difficultés et de pauvreté, et qu’ils étaient les disciples de celui « pour lequel il n’y avait pas de place à l’auberge ». Le Seigneur avait dit à Ses apôtres que, lorsqu’ils entraient dans une ville, ils devaient chercher « ceux qui en étaient dignes » et demeurer chez eux. La recherche à Philippes ne fut pas difficile. Lydie se présenta volontairement à ses bienfaiteurs spirituels.
L’une des difficultés rencontrées par les apôtres à cette époque était tout simplement de trouver un logement lors de leurs voyages dans des régions hostiles. Ce n’est plus vraiment le cas aujourd’hui. Mais les voyages sont toujours source de stress, et il existe des moyens d’atténuer ce stress lors de la visite d’un apôtre ou de l’un de ses représentants.
Romains 16 : 23 dit que Gaïus est « mon hôte et celui de toute l’Église ». Il s’agit très probablement du Gaïus que Paul a baptisé (1 Corinthiens 1 : 14). Il s’agit probablement du même membre qui a continué à servir l’apôtre Jean et que celui-ci a félicité pour marcher dans la vérité et pour ne lui avoir procuré « une grande joie » (3 Jean 1 : 4).
L’apôtre de Dieu du temps de la fin écrit dans La dernière heure : « Rien dans les Écritures n’indique que Gaïus était un ministre. Il était probablement un membre laïc, qui aidait Jean à accomplir l’Œuvre de toutes les manières possibles. Toute personne que Jean envoyait, Gaïus l’aidait. Et d’autres personnes revenaient vers Jean pour lui dire quel travail remarquable Gaïus accomplissait — comment Gaïus les servait. […] Si vous voulez apporter de la joie à votre ministre, voici comment : à l’instar de Gaïus, marchez dans la vérité ; faites tout ce que vous pouvez pour faire avancer l’Œuvre de Dieu. Quand je vois le peuple de Dieu aller au-devant des autres pour servir, ou quand cette nouvelle me parvient, je suis infiniment reconnaissant envers Dieu ! Certains secteurs de l’Œuvre s’effondreraient tout simplement sans de telles personnes ! »
Gaïus était loué, car tout ce qu’il faisait pour les frères, et même pour les étrangers, il le faisait fidèlement (verset 5).
« Cette épître est un immense hommage à tous les frères dispersés qui servent l’Œuvre ! » écrit M. Flurry. « Dieu veut que nous sachions qu’Il voit tout. […] C’est l’un des exemples les plus magnifiquement instructifs de toute la Bible, et il est pour nous aujourd’hui » (ibid).
Exprimer des encouragements
Chacun d’entre nous peut contribuer à la joie et à l’encouragement d’un apôtre. Comme nous l’avons indiqué, nous le faisons en vivant d’une manière juste et harmonieuse avec les autres, ce qui génère des rapports positifs.
Nous pouvons également être une source directe d’encouragement en offrant occasionnellement de sincères mots d’appréciation.
M. Armstrong a écrit dans Le mystère des siècles : « Je reçois fréquemment de grandes cartes — souvent magnifiquement illustrées ou décorées — signées par des centaines de membres des églises locales, qui m’adressent des mots d’encouragement et m’assurent de leur loyauté, de leur soutien et de leur appui » Les membres laïcs dispersés dans le monde ne peuvent tout simplement pas concevoir pleinement à quel point cela encourage et inspire celui que le Christ a choisi pour diriger cette formidable activité mondiale : l’Église de Dieu ! »
Il a déclaré : « Sans les encouragements constants des laïcs et de leurs responsables locaux, ceux d’entre nous qui travaillons au siège ne pourrions pas tenir le coup face aux persécutions, aux oppositions, aux épreuves et aux frustrations. »
Aucune honte
Paul a été emprisonné plus d’une fois. Que ressentiriez-vous si le chef physique de votre Église faisait l’objet d’un reportage : emprisonné pour ce qu’il enseignait ? Votre réaction pourrait être un soutien considérable pour l’apôtre de Dieu.
Au cours de sa dernière incarcération, Paul écrit au sujet d’un homme nommé Onésiphore qui lui « apportait souvent du réconfort » (2 Timothée 1 : 16). Onesiphore se distingue par le fait qu’il n’a pas eu honte que Paul soit emprisonné et dans l’attente de son exécution. Cela implique que certains avaient honte. Votre foi serait-elle ébranlée ? Cela remettrait-il en question l’autorité d’un apôtre ?
Le soutien d’Onésiphore à l’apôtre de Dieu allait plus loin : Paul mentionne qu’il l’a recherché très activement et qu’il l’a trouvé (verset 17), ce qui laisse entendre que Paul était détenu dans un lieu tenu secret.
Le verset 18 montre qu’Onésiphore était également réputé pour son service : non seulement pour son soutien à Paul à ce moment-là, mais aussi au sein de sa congrégation d’origine.
Vous pouvez apporter un soutien considérable à l’apôtre de Dieu, que ce soit par votre service dans la congrégation ou par votre étude de la Bible. Vous le montrez par votre comportement et vos relations avec les autres, ainsi que par la manière dont vous réagissez aux remontrances et aux corrections. Vous soutenez l’apôtre de Dieu en accueillant celui-ci ou ceux qu’il envoie, en lui adressant des paroles d’encouragement et en n’ayant pas honte de sa mission.
Un grand honneur attend ceux qui soutiennent les serviteurs de Dieu. Mettez ces actions en pratique dès aujourd’hui, et le Christ appliquera à votre égard ces paroles, que l’on trouve en Jean 12 : 26 : « Si quelqu’un me sert, qu’il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, le Père l’honorera. »