Les gens de David lui dirent : « Voici le jour où l’Éternel te dit : “Je livre ton ennemi entre tes mains ; traite-le comme bon te semblera.” » […] (1 Samuel 24 : 5).

Le roi Saül s’était reposé dans la fraîcheur d’une grotte sur la rive ouest de la mer Morte. Chose remarquable, David, que Saül pourchassait, se cachait avec ses hommes au fond d’une chambre obscure de cette même grotte !

Aux yeux de ses hommes, c’était l’occasion pour David de mettre fin à des années de tourments en tant que paria fuyant le roi d’Israël. Ils observaient en silence, dans la faible lumière, David qui s’approchait furtivement de Saül, l’épée à la main.

Dieu a assisté au déroulement de cet événement. Il s’agissait d’une épreuve importante pour David, le futur roi d’Israël.

Quelques instants plus tard, David revint. Il n’avait pas de sang sur les mains. Il tenait plutôt un petit morceau de la tunique de Saül. Ses hommes étaient probablement perplexes.

Mais à mesure que David réfléchissait à la fois à son inaction et à ses actes, sa conscience se mit à le tourmenter profondément. Le simple fait de couper le vêtement de Saül lui causa un profond regret. « Que l’Éternel me garde de commettre contre mon seigneur, l’oint de l’Éternel, une action telle que de porter ma main sur lui ! car il est l’oint de l’Éternel » (verset 6).

Cette attitude reflétait l’amour et le respect profonds que David éprouvait pour Dieu. Le fait d’avoir coupé un morceau de la tunique de Saül et l’idée de lui ôter la vie ébranlèrent profondément David. Nous pouvons discerner son attitude dans l’échange qu’il a eu avec Saül quelques instants plus tard, après qu’il eut quitté la grotte.

« Après cela, David se leva et sortit de la caverne. Il se mit alors à crier après Saül : Ô roi, mon seigneur ! Saül regarda derrière lui, et David s’inclina le visage contre terre et se prosterna » (verset 8).

David demanda à Saül pourquoi il prêtait attention à ceux qui pensaient qu’il cherchait à lui nuire. Il expliqua que cette rencontre inattendue prouvait le contraire. « Tu vois maintenant de tes propres yeux que l’Éternel t’avait livré aujourd’hui entre mes mains dans la caverne. On m’excitait à te tuer ; mais je t’ai épargné, et j’ai dit : Je ne porterai pas la main sur mon seigneur, car il est l’oint de l’Éternel » (verset 10).

David était un guerrier qui avait participé à de nombreux exploits violents (1 Samuel 16 : 18 ; 1 Chroniques 28 : 3). Tuer Saül aurait été un jeu d’enfant pour quelqu’un qui avait déjà terrassé un géant philistin. Mais il craignait Dieu plus qu’il ne craignait le roi. Il éprouvait un profond respect et une grande admiration pour le dessein et le calendrier de Dieu. Il ne cessait de se demander ce que Dieu attendait de lui. Il avait pour devise : « Que votre volonté soit faite, et non la mienne ».

Ce ne sera pas la dernière fois que David aura l’occasion de répandre le sang du roi qui voulait le détruire. Lors d’une autre mission pour tendre une embuscade à David, Saül dormait dans une tranchée (1 Samuel 26 : 5). David et l’un de ses hommes, Abischaï, trouvèrent Saül endormi, sa lance plantée dans le sol à ses côtés. « Abischaï dit à David : “Dieu livre aujourd’hui ton ennemi entre tes mains ; laisse-moi, je te prie, le frapper de ma lance et le clouer en terre d’un seul coup, pour que je n’aie pas à y revenir” » (verset 8). David s’empressa d’intervenir : « Ne le détruis pas ! car qui pourrait impunément porter la main sur l’oint de l’Éternel ? » (verset 9).

David aurait pu penser que cette seconde occasion était un signe lui indiquant qu’il devait tuer le roi qui cherchait à le faire périr. Il aurait pu lui porter un coup fatal, peut-être même avec la lance que Saül lui avait lancée des années auparavant. Au lieu de cela, sa réponse fut audacieuse et claire : C’est l’oint de Dieu. Ce fait ne changerait jamais dans l’esprit de David.

« Et David dit : L’Éternel est vivant ! c’est à l’Éternel seul à le frapper, soit que son jour vienne et qu’il meure, soit qu’il descende sur un champ de bataille et qu’il y périsse » (verset 10). Le moment choisi par Dieu et Sa méthode étaient primordiaux. David n’ignorait pas les péchés de Saül. Il n’en restait pas moins qu’il respectait la fonction qu’il occupait ; il savait que c’était Dieu qui l’avait placé à ce poste et que ce serait Lui qui le destituerait le moment venu.

La loyauté de David envers la fonction royale et envers Dieu lui-même remettait tout en perspective.

Plus tard, après la mort de Saül, un homme vint trouver David avec la couronne de Saül et affirma être celui qui avait ôté la vie à Saül après que celui-ci eut été blessé au combat. David réprimanda cet homme : « Comment n’as-tu pas craint de porter la main sur l’oint de l’Éternel et de lui donner la mort ? » (2 Samuel 1 : 14). Il fit ensuite exécuter l’homme pour cette trahison.

Ce récit montre que l’attitude de David à l’égard de Saül n’a pas changé, même après la mort de ce dernier ! Même alors, il considérait Saül comme « l’oint de l’Éternel ».

« C’était l’homme de Dieu ! », écrit Gerald Flurry. « Ce n’était pas juste un homme — c’était l’oint de Dieu ! De nouveau — Dieu était vraiment vivant pour David ! Il savait que s’il levait sa main contre l’oint de Dieu, il devrait faire face à ce que Dieu ferait à David en conséquence ! Quelle loyauté David a manifestée envers Saül — ou en réalité, envers Dieu » (Les anciens prophètes). Cette loyauté était un trait caractéristique que Dieu aimait.

D’un point de vue humain, il est facile de trouver des arguments pour justifier bien des choses. Mais la loyauté envers Dieu et Son gouvernement nous rendra déterminés.

Développez la vision spirituelle qui vous permettra de percevoir Dieu derrière ceux qui exercent une autorité sur nous. Cultivez cette loyauté que Dieu aimait tant chez David et qui permit à cet homme d’exercer la fonction royale !